Malaise salarial et mouvement de grève très suivi au centre de supervision urbain de Nantes

Les agents du CSU sont en grève et exigent une revalorisation de leurs salairesPresse Océan Philippe Corbou

Les agents du Centre de vidéoprotection public veulent une hausse de leur indemnité journalière. Mais la Métropole « fait la sourde oreille selon les syndicats.

Depuis quelques semaines, un grand malaise agite le Centre de supervision urbain de la Métropole. Actuellement, les agents surveillent les 139 caméras installées (104 pour Nantes, 22 pour Saint-Herblain, 8 pour Rezé et 5 pour Vertou). Ce nombre devrait augmenter d’ici la fin de l’année, puisque 30 caméras supplémentaires vont voir le jour à Nantes, 6 à Vertou et 1 à Rezé. Le service compte 18 agents dont 15 opérateurs spécialisés qui pilotent 24h/24 et 7j/7 en direct les caméras.

Un travail exigeant, pas revalorisé, qui nécessite concentration et vigilance des agents

Dans un communiqué, Gregory Berlouin (Sud) dénonce des conditions de travail difficiles, assis huit heures d’affilée devant de multiples écrans, dans une pièce noire ambiance sous-marin, le jour, la nuit, le week-end, dans la même position, avec la nécessité de concentration et de vigilance que nécessite la vidéoprotection. Le syndicat demande une revalorisation des salaires et en particulier le week-end et la nuit.

Le syndicat dénonce aussi l’absence de deux opérateurs à la suite d’arrêts maladie répétés pour dépression qui a engendré des trous dans un planning déjà inadapté pour un 3×8, ce qui a eu pour conséquence de faire tourner le service à 13 agents, au lieu de 15, pendant un an.

C’est pourquoi, epuis le 20 septembre, une grande majorité des agents sont en grève, sans dialogue constructif avec la direction des ressources humaines sur leurs revendications et sans proposition satisfaisante.

Mais le service fonctionne toujours, assure Gilles Nicolas, le M. Sécurité de la Métropole. Le centre fonctionne avec des encadrants et la sécurité des Nantais n’est pas affectée. La police nationale, qui a été avisée de la grève, peut toujours disposer des images, tout comme la police municipale, la gendarmerie, le SDIS.

Pourtant, Sud affirme que le centre de vidéoprotection fonctionne en mode dégradé, voire ne fonctionne plus sur toute la métropole, périphérique compris.

Pour Gilles Nicolas, si le bilan est intéressant, le CSU n’est pas utilisé à son maximum et il doit s’adapter davantage aux horaires des populations.

L’info en plus

Bilan : Depuis l’ouverture du CSU au 31-08-19, le CSU a suivi 4 146 faits de voie publique, effectué 934 visionnages d’enregistrements sur demande des services de police et gendarmerie, réalisé 663 extractions vidéo alimentant les enquêtes judiciaires.

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